Maladies cardiovasculaires

Comment enrayer le fléau des maladies cardiovasculaires ?

Avec 147 000 décès5 par an, les  maladies cardiovasculaires représentent la deuxième cause de mortalité en France, quasiment à égalité avec les cancers.   En dépit de progrès thérapeutiques réels ces vingt dernières années, ce fléau ne pourra être endigué que par une meilleure gestion du patrimoine santé de chacun, privilégiant exercice physique régulier, alimentation saine et lutte contre le tabagisme.

État des lieux

- En France, 120 000patients6 sont soignés chaque année pour un infarctus du myocarde, 150 000 pour un AVC et autant pour une insuffisance cardiaque.
- Entre 1985 et 1999, le nombre de décès à l’hôpital par infarctus7 est passé chez l’homme de 15 à 6 %. Ceux dus à une insuffisance cardiaque ont diminué de 50 %.
- Ces résultats ont été obtenus grâce, notamment, grâce à la généralisation de nouvelles classes de médicaments comme les statines, les antihypertenseurs, bêtabloquants…

Enjeux

- Les défis majeurs à venir portent sur le dépistage des personnes à risque, la mise en place de stratégies de prévention et le développement de thérapeutiques innovantes destinées à préserver ou régénérer le capital vasculaire ou cardiaque : la première implantation chez l’homme d’un cœur artificiel totalement implantable, mis au point par la société française Carmat et s’adaptant automatiquement à l’activité du patient, a été réalisée en décembre 2013.
- Seul 50 % du risque cardiovasculaire s’explique par les facteurs classiques : obésité, hypertension, âge, sédentarité, tabagisme… Un des enjeux de la recherche sera de développer de nouveaux biomarqueurs du risque cardiovasculaire.
- Les nouvelles techniques d’imagerie seront essentielles pour visualiser les lésions des parois artérielles et personnaliser les traitements.

Que font les industriels ?

- Ils développent 215 nouvelles molécules8 dont 30 contre l’insuffisance cardiaque, 29 contre les maladies lipidiques, 19 contre les accidents vasculaires et 17 contre l’hypertension artérielle.
- Ils participent activement à la recherche de nouvelles voies de prises en charge des maladies cardiovasculaires, dont la mise au point d’une thérapie génique contre l’insuffisance cardiaque.
- Ils sont parties prenantes d’une véritable filière cardiovasculaire, associant sociétés de biotechnologies et 56 équipes de recherche françaises travaillant dans ce domaine.
 
(1) Source : « L’état de santé de la population en France – Indicateurs associés à la loi relative à la politique de santé publique » – Rapport 2009-2010 – Objectif 72
(2) Heidenreich PA, et al. Forecasting the Future of Cardiovascular Disease in the United States : a policy statement from the American Heart Association. Circulation. 2011;123 (8): 933 - 944
(3-4) Ibid. cité
(5) Chiffre 2008. Fédération française de cardiologie
(6) Chiffre extrait de la fiche « Maladies cardiovasculaires ». Santé 2025. www.sante2025.org
(7) Santé 2025. Ibid. cité
(8) « Medicines in Development against Cardiovascular Diseases ». PhRMA. Report 2013