Maladies chroniques

Comment lutter contre le diabète ?

On ne guérit pas encore du diabète et, sans traitement approprié et permanent, les complications sont graves voire mortelles. Les médicaments sont donc essentiels dans la prise en charge de cette pathologie.   La recherche des entreprises du médicament contre le diabète sous toutes ses formes (I et II) devrait permettre de mieux prendre en charge les patients et d’anticiper la « flambée » de l’épidémie à venir.


État des lieux

- En 2000, le taux de prévalence du diabète4 était de 2,6 % en France. En 2006, il grimpait à 3,95 % pour atteindre 4,4 % en 2009.
- En seulement dix ans, le nombre de personnes diabétiques en France est passé de 1,6 à 2,9 millions5 .
- 60 % des diabétiques souffrent d’hypertension artérielle. Leur risque cardiaque ou vasculaire (AVC) est augmenté : il est de 2 à 4,5 % supérieur à celui d’un sujet non atteint par la maladie. Par ailleurs, des amputations sont fréquemment réalisées chez les diabétiques.

Enjeux

- L’épidémie de diabète ne devrait pas faiblir : bien que la maladie soit en partie d’origine génétique, elle est aussi largement liée au vieillissement de la population, au surpoids, à l’obésité et à la sédentarité.
- L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit 438 millions de diabétiques d’ici 2030.
- La principale difficulté rencontrée par les médecins dans le suivi des patients diabétiques6 est leur adhésion aux recommandations dans les domaines de l’alimentation (65 %) et de l’activité physique (64 %), ainsi que la compréhension que les patients ont de leur maladie (35 %).

Que font les industriels ?

- Ils s’appuient sur les dernières avancées de la biologie : compréhension du terrain génétique associé aux diabètes de type I et II, détermination du rôle du tissu adipeux, définition des circuits neuronaux contrôlant l’appétit et leurs dérèglements dans l’obésité et le diabète de type II…
- Ils réfléchissent à la mise au point de médicaments offrant aux diabétiques la vie la plus normale possible, comme les nouvelles insulines lentes permettant de réduire le nombre de piqûres quotidiennes pour le malade grâce à une efficacité qui perdure jusqu’à trente voire quarante heures après l’injection.
- Ils développent une approche intégrée de traitement des patients diabétiques, incluant des applications pour les smartphones afin de contrôler à distance la glycémie, la mise au point de patchs, de mini-pompes…

Définition

Glycémie : c’est le taux de glucose dans le sang. Il est mesuré en gramme de glucose par litre de sang. A jeun, le taux normal est compris entre 0,74 et 1,06 g/l. Au-dessus de 1,26 g/l la personne est considérée comme diabétique.
 
(1) Chiffre extrait des actes du diabète de la Fédération internationale du diabète (FID), 2012
(2) PhRMA. Medicines in Development against Diabetes. Rapport 2014
(3) Source : CNAMTS et InVS cité dans « Diabète : des chiffres alarmants ». Corinne Franc. Méd Sci.29. Sept.2012
(4) Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) novembre 2010 (N° 42-43)
(5) BEH. Ibid.cité
(6) Étude ENTRED : 2007-2010. « Échantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques » 2010 est promue par l’Institut de veille sanitaire, en partenariat avec l’Assurance maladie, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé et la Haute autorité de santé