Ecosystème

De quel écosystème a besoin l’industrie du médicament pour rester compétitive ?

Les entreprises du médicament dépendent étroitement des avancées de la recherche fondamentale, et plus largement de l’état de la science, pour mettre au point de nouveaux produits, gagner de nouveaux marchés et investir dans leur propre R&D.   La création de connaissance et sa diffusion sous toutes ses formes sont désormais au cœur de la création de valeur et exigent un écosystème « fluide » propice à l’innovation.


État des lieux

- La mondialisation de l’économie exige des entreprises qu’elles innovent en permanence et qu’elles inventent de nouvelles activités afin de rester compétitives.
- Pour mettre au point les produits et services de demain, les industriels du médicament ont besoin de recherches ou de technologies « extérieures », développées par des laboratoires universitaires ou publics ou par d’autres entreprises.
- Les start-up et les TPE/PME sont appelées à prendre une part de plus en plus importante dans cette nouvelle donne de l’innovation en santé. C’est le cercle vertueux de l’innovation : les petites entreprises ayant besoin des grandes pour grossir et les grandes des petites pour innover.

Enjeux

- L’utilisation de nouvelles biotechnologies d’ici 2030 (nanotechnologies, pharmacogénétique, tests génétiques, tests diagnostiques…) devrait permettre la production de 80 % des solutions de santé2 proposées aux patients.
- La révolution du modèle de recherche instaure une reconfiguration de l’écosystème de l’industrie du médicament, désormais constitué de réseaux entre entreprises du médicament, partenaires académiques et hospitaliers, sociétés de biotechnologies : des écosystèmes fluides et collaboratifs reliant concepts, talents et capitaux autour des grands campus universitaires, des centres de recherche, des pôles de compétitivité.
- La France peut jouer un rôle de premier plan dans cette refondation compte tenu du niveau de ses chercheurs et de son soutien à la recherche par les investissements d’avenir.

Que font les industriels ?

- Ils soutiennent le développement de filières compétitives dans des champs technologiques innovants : cellules souches, nanotechnologies, infectiologie-vaccins, biomarqueurs.
- Ils participent activement aux pôles de rang international articulés autour de quelques grandes thématiques, associant IRT, PRES, SATT (voir ci-contre) laboratoires d’excellence (Labex) via un système de coordination efficace. Lyon Biopôle, premier centre européen en vaccin et diagnostic des maladies infectieuses incarne cette nouvelle configuration.
- Ils accompagnent la mise en place des IHU (voir ci-contre), une organisation favorisant les nouveaux modèles de recherche articulant étroitement recherche fondamentale, expérimentale et clinique, ainsi que l’action d’instituts et de fondations (Institut de la vision, Fondation Alzheimer…).

Définitions

IHU : institut hospitalo-universitaire. Il associe une université, un établissement de santé et des établissements de recherche.
IRT : institut de recherche technologique. Il rassemble les compétences de l’industrie et de la recherche publique.
PRES : pôle de recherche et d’enseignement supérieur.
SATT : société d’accélération du transfert de technologies.
 
(1) www.enseignementsup-recherche.gouv.fr
(2) Rapport «The Bioeconomy to 2030 ». OCDE. 2009