Observance

Le développement de la télémédecine permettra-t-il un meilleur suivi des traitements ?

La télémédecine, qui est l’application des technologies de l’information et de la communication (TIC) à l’exercice de la médecine, apparaît aujourd’hui  comme l’un des moyens de relever les nouveaux défis de notre système de santé.   Elle devrait contribuer à l’amélioration de l’égalité d’accès équitable aux soins, à leur coordination, à leur qualité en termes d’expertise, à leur maintien dans leur lieu de vie et à l’autonomie des patients âgés ou atteints de pathologies chroniques.


État des lieux

- La télémédecine apporte des solutions de qualité pour assurer une égalité d’accès aux soins de populations âgées, notamment celles vivant dans les zones rurales ou isolées.
- La télésurveillance des maladies cardiaques est par exemple une application en plein développement en France. Elle organise la surveillance clinique à domicile des patients atteints d’insuffisance cardiaque.
- La transmission d’indicateurs cliniques simples (poids, tension artérielle, état respiratoire ou électrocardiogramme...) à un centre de premier recours permettrait de prévoir la survenue de complications aiguës et de prévenir les hospitalisations non programmées grâce à une éducation soutenue du patient sur sa pathologie.

Enjeux

- Dans la plupart des pays industrialisés, les besoins en télémédecine iront croissant, et ce en raison de l’allongement de la durée de la vie, c’est-à-dire de l’émergence de maladies chroniques et de la perte progressive d’autonomie.
- D’un exercice médical qui se caractérisait, il y a cinquante ans, dans les pays industrialisés, par des soins délivrés en majorité pour des affections aiguës, les médecins sont passés à une pratique médicale où domine la prise en charge de patients âgés atteints de maladies chroniques, aux premiers rangs desquelles figurent les cancers et les maladies vasculaires.
- Les professionnels de santé, médecins et professionnels paramédicaux, vivent donc une évolution majeure de la demande de soins et, par voie de conséquence, une véritable révolution de leurs pratiques.

Que font les industriels?

- Ils s’inspirent des expériences nordiques : ordonnances informatisées en Suède, dossiers médicaux électroniques partagés entre différents établissements, expériences de télé-expertise ou de télé-assistance en Norvège.
- Ils participent au financement de projets comme le télésuivi de patients diabétiques : il s’agit d’un carnet de surveillance glycémique actif, accessible au patient via une application sur son smartphone et un portail web dédié, et à l’équipe soignante sur un portail web sécurisé. Le patient saisit lui-même quotidiennement ses données de glycémie ainsi que la quantité de sucres ingérée lors du repas et l’activité physique réalisée. Ces données sont stockées et analysées de façon personnalisée, et le système génère des recommandations permettant au patient d’ajuster sa dose d’insuline.
- Ils estiment que la télémédecine devrait représenter une part croissante du secteur de la santé2, car elle peut transformer la relation soignant-soigné. Elle pourrait ainsi être un
 
1) Opiiec (Observatoire paritaire des métiers de l’informatique, de l’ingénierie, des études et du conseil), étude sur la « Diffusion des TIC dans les organisations de santé en France » 2011
(2) « Télémédecine 2020. Faire de la France un leader du secteur en plus forte croissance de la e-santé ». Syntec numérique