Confiance

Les Français ont-ils confiance dans leurs médicaments ?

La confiance dans le médicament demeure à un niveau élevé mais marque un recul en 2014.   En effet, le médicament n’échappe pas au phénomène de défiance générale qui s'exprime dans la société française. Il pâtit aussi de l’accumulation des controverses sur le médicament en France depuis 2011, qui a contribué à semer le doute chez une partie de la population.


État des lieux

- La confiance des Français dans le médicament en général reste à un niveau élevé (75 %) mais marque un net recul cette année3 (- 12 points par rapport à 2013).
- La baisse affecte tous les types de médicaments4 même si, comme les années précédentes, le niveau de confiance demeure plus élevé pour ceux qui bénéficient d’une « caution », qu’elle soit médicale ou administrative : médicaments sur ordonnance (88 %) / sans ordonnance (66 %) ; remboursés (86 %) / non remboursés (68 %) ; marque (83 %) / génériques (66 %).
- La confiance des Français est plus élevée (85 %) dans les médicaments5 qu’ils prennent à titre personnel, et dont ils ont une connaissance plus « intime » : la baisse sur cette catégorie de médicaments est d’ailleurs limitée à 7 points.

Enjeux

- Le risque zéro en matière de médicament n’existe pas. Il n’y a pas de médicament efficace et dépourvu d’effets secondaires. Ce qui détermine son utilisation, c’est le rapport bénéfice/ risque. Or, dans nos sociétés, l’absence de risque est parfois privilégiée au détriment du bénéfice.
- La relation de confiance constitue le prérequis indispensable pour permettre la mise en œuvre des traitements, et donc donner aux patients des chances de guérison ou d’une vie plus longue et de meilleure qualité.
- La confiance est ce socle indispensable pour bâtir un dialogue responsable avec la société et les pouvoirs publics.

Que font les industriels?

- Ils sont conscients qu’il existe un véritable besoin de pédagogie sur le médicament dans la population : comment un médicament est-il mis au point ? Comment est-il contrôlé et évalué ? Qu’est-ce que le calcul bénéfice/risque ?
- Ils réfléchissent aux manières de rétablir la confiance au sein d’un groupe de travail réunissant notamment des représentants de la DGS, de l’ANSM, de la HAS, de la CNAM, du CNOP, du CNOM, des associations de patients…
- Ils invitent toutes les parties prenantes (pouvoirs publics, professionnels de santé, associations de patients…) à repenser ensemble la politique d’information sur le médicament.
 
DGS : Direction générale de la santé
ANSM : Agence nationale de la sécurité du médicament HAS : Haute autorité de santé
CNAM : Caisse nationale d’Assurance maladie
CNOP : Ordre national des pharmaciens
CNOM : Ordre national des médecins
 
(1-2-3-4-5) Leem. Observatoire sociétal de médicament 2014