Progrès thérapeutique

Les plans de santé publique favorisent-ils la recherche et le progrès thérapeutique ?

Les plans de santé publique, et notamment, les plans nationaux – Plan cancer, Plan maladies rares, Plan Alzheimer, Plan AVC, Plan Hépatite B, VIH… – concentrent, organisent et soutiennent les initiatives de tous les acteurs concernés par ces pathologies. Objectifs : accélérer le diagnostic et   la recherche, mais aussi accompagner les malades et leur entourage. Ils participent à la mise en place de véritables filières.

État des lieux

- Les plans cancer, maladies rares, Alzheimer, autisme… affichent les priorités des pouvoirs publics en matière de santé. Ils favorisent ainsi l’essor de la recherche sur ces pathologies et donnent une visibilité internationale aux équipes, aux hôpitaux et aux plateformes technologiques engagées dans la lutte contre ces maladies.
- Tout en consolidant les acquis du plan précédent, le 2e Plan cancer 2009-2013 a impulsé un nouvel élan et ouvert de nouveaux chantiers, tels que l'amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de cancer et la réduction des inégalités de santé face à cette maladie. Un 3e Plan cancer a été lancé le 4 février 2014.
- Le volet recherche du second Plan maladies rares (2010-2014) permettra notamment de mieux coordonner les efforts de recherche sur les maladies rares, d’améliorer l’accès des équipes de recherche à des plateformes technologiques hautement performantes et de développer des partenariats public-privé pour accélérer la recherche thérapeutique.

Enjeux

- Plus de 40 % des décès par cancer pourraient être évités grâce à des changements de comportements individuels ou collectifs. Le 3e Plan cancer a pour objectif de réduire de moitié ce chiffre d’ici vingt ans. L’accent est également mis sur la recherche, afin de développer de nouvelles approches préventives ou thérapeutiques.
- Le 3e Plan autisme a mis l’accent sur cinq axes d’intervention : le diagnostic précoce, l’accompagnement tout au long de la vie depuis l’enfance, le soutien aux familles, la recherche et la formation de l’ensemble des acteurs de l’autisme.
- Le Plan d’élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale en France (2005-2010) a été reconduit jusqu’en 2015 en partenariat avec OMS-Europe. Il prévoit des objectifs précis de couverture vaccinale pour les deux maladies : 95 % pour la première dose2, 80 % pour la seconde.

Que font les industriels ?

- Ilsont fortement soutenu le Plan Alzheimer, qui a permis d’enclencher un processus partenarial de partage des connaissances et des recherches, seul capable de répondre  P aux défis de cette maladie.
Ilssont au cœur d’une contribution extrêmement positive de la France en participant aux
différents plans de santé publique ayant pour finalité accroître la visibilité de la recherche et de la prise en charge des malades en France.
- Ils bénéficient, grâce aux recherches permises par les plans cancer, d’avancées, comme le séquençage complet du génome des cinq cancers les plus fréquents, qui ouvrent des perspectives en termes de diagnostic et de traitement.

(1) INCa
(2) « Le livre des plans de santé publique ». Ministère de la
Santé. Édition 2010/2011