Maladies tropicales

Peut-on espérer vaincre le paludisme, la dengue et les maladies tropicales ?

Alors que des maladies comme le paludisme, la dengue, la maladie du sommeil, la leishmaniose, le choléra ou la lèpre concernent 1 milliard de personnes dans le monde, la recherche sur ces pathologies tropicales semble négligée.   Des progrès ont cependant été accomplis avec, notamment, un vaccin contre la dengue et plusieurs vaccins en développement contre le paludisme.

État des lieux

- Les maladies tropicales sont souvent considérées comme des oubliées de la recherche en médicaments : moins de 1 % des quelque 1 400 médicaments homologués7 entre 1975 et 1999 leur étaient destinés.
- Plus de 1 milliard de personnes8 — soit 1/7e de la population mondiale — souffrent d’une ou de plusieurs maladies tropicales. Ce sont principalement des populations pauvres vivant dans les régions tropicales et subtropicales.
- Des progrès majeurs ont cependant été accomplis pour prendre en charge la lèpre, en recul important et régulier, les infections par le ver de Guinée (9 000 cas9 entre 2007 et 2008, contre 3,5 millions en 1986), la maladie de Chagas, avec un contrôle efficace de sa transmission, et l’onchocercose, qui n’est plus un problème de santé publique dans les pays Africains concernés.

Enjeux

- La recherche s’intensifie pour mettre au point un vaccin antipaludéen. Un défi, car la maladie est provoquée par le parasite Plasmodium falciparum, transmis par la femelle d’un moustique, et son élaboration est beaucoup plus complexe que celle des virus comme ceux de la rougeole ou de la poliomyélite.
- Un vaccin contre les quatre sérotypes du virus de la dengue devrait être disponible en 2015.
- Un essai clinique de phase I sur un candidat médicament contre la leishmaniose viscérale,
cofinancé par la Bill and Melinda Gates Foundation, sera lancé en France en 2015.

Que font les industriels ?                               

- Ils développent 164 molécules et vaccins10 contre les maladies tropicales. 87 % de ces recherches se font via des projets collaboratifs pour un investissement total de 412 millions d’euros.
- Ils participent à l’Alliance contre les maladies négligées11 pour contrôler, voire éradiquer d’ici à 2020, 10 maladies tropicales négligées : l’onchocercose (cécité des rivières), la maladie du ver de Guinée, la filariose lymphatique, la cécité trachomateuse, la schistosomiase, les maladies transmises par les vers du sol, la lèpre, la maladie de Chagas, la leishmaniose et la maladie du sommeil (trypanosomiase).
- Ils s’engagent avec leurs partenaires à organiser un système de délivrance efficace, à développer rapidement des outils diagnostiques simples, des formes orales de médicaments et de vaccins qui peuvent rester à température ambiante, ainsi qu’à accélérer les activités de déparasitage.
 
(1) OMS Maladies tropicales. Principaux repères. Mars 2014
(2) OMS Ibid.cité. Janvier 2014
(3) OMS Ibid.cité. Mars 2014
(4) OMS Ibid.cité. Janvier 2014
(5) OMS Ibid.cité. Février 2014
(6) OMS Ibid.cité. Mars 2014
(7) Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Communiqué 27 octobre 2011
(8) OMS. Maladies tropicales négligées. 2012
(9) OMS. Maladies tropicales négligées. 2012
(10) IFPMA. 2013. Pharmaceutical R&D projects to develop new cures for patients with neglected conditions
(11) Alliance issue de la Déclaration de Londres en janvier 2012, incluant 13 laboratoires pharmaceutiques, des organisations internationales du secteur de la santé, des fondations, des donateurs privés et des gouvernements aux côtés de l’OMS