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Carton rouge du Leem à Que Choisir Santé pour sa liste de « médicaments plus dangereux qu’utiles » : un mélange des genres dangereux pour les patients.

  • 30 06 17

Le Leem a pris connaissance de la publication par le magazine Que choisir Santé de juillet-août d’une liste de 105 médicaments.

Cette liste entretient délibérément un mélange des genres car elle met sur le même plan des médicaments aux objectifs thérapeutiques et aux effets extrêmement différents.

Le Leem, qui représente l’ensemble des entreprises du médicament en France, est préoccupé par la gravité de ces allégations et par leurs effets potentiels auprès des lecteurs, pouvant conduire certains patients à arrêter de leur propre chef des traitements pourtant prescrits par des médecins en réponse aux maladies dont ils souffrent.

Les médicaments ne sont jamais des produits anodins. Ils comportent toujours une part de risque. Mais les produits listés par le magazine (comme tous les médicaments commercialisés) ont tous obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM) de la part des autorités sanitaires européennes ou françaises, preuve que leur rapport bénéfices/risques a été jugé favorable, au terme d’une analyse longue et rigoureuse.

Les médicaments font partie des produits les plus contrôlés et les plus surveillés au monde. Ils ne bénéficient d’aucun passe-droit. Ils sont systématiquement réévalués en cas de problèmes de pharmacovigilance et les médecins sont alors systématiquement destinataires des informations de sécurité décidées par les autorités, afin d’ajuster leurs prescriptions.

Les alternatives thérapeutiques mises en cause par l’article sont essentielles, notamment pour pallier les résistances aux antibiotiques ou pour permettre aux patients d’éviter l’impasse thérapeutique en cas d’intolérance ou de contre-indication aux traitements de référence.

Outre le discrédit que la publication de ce dossier estival jette sur les laboratoires pharmaceutiques de façon très opportuniste et sans information nouvelle ni hiérarchisation des données, cette liste nourrit inutilement des craintes vis-à-vis des médicaments et de la défiance à l’égard des médecins qui prescrivent ces produits et des pharmaciens qui les délivrent.

Le bon usage du médicament est un sujet suffisamment sérieux pour ne pas entretenir la confusion. Carton rouge aux experts autoproclamés qui prétendent se substituer aux autorités de santé et mettent en jeu la sécurité des patients !