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Comment améliorer l’observance des traitements ?

  • 17 05 17

L’observance des traitements médicaux par les patients, notamment ceux atteints de maladies chroniques, constitue un problème de santé publique majeur. Les industriels du médicament s’efforcent d’améliorer sans cesse les modes de prise des médicaments et le suivi des traitements. Un défi qu’ils entendent relever avec d’autres acteurs, en particulier ceux du numérique, pour proposer des solutions plus efficaces.

Les chiffres :
48% : c’est la part des diabétiques de type I, qui ne sont pas observants(1) (moyenne d'âge 40 ans)
60% des patients atteints de maladies chroniques, âgés de 28 à 45 ans, ne respectent pas les consignes d'observance(2)

État des lieux :
• L’observance est définie par le degré de concordance entre le comportement de la personne malade et les recommandations de son thérapeute. Les problèmes d’observance s’échelonnent entre la non- observance totale et la  « bonne » observance, en passant par différents niveaux d’observance partielle.
• L’observance concerne les actes, les traitements prescrits mais aussi les comportements des personnes impliquées : posologie non respectée,
arrêt prématuré de médicament, prescription non renouvelée.
• La mauvaise observance concernerait 50% des patients(3). Un phénomène lié aux difficultés d'adhérer aux horaires de prises, ou à une volonté délibérée d’indiscipline. Le coût du traitement semble être également un argument de non observance.

Enjeux :
• Une bonne observance dépend de multiples facteurs émotionnels, comportementaux, sociaux et relationnels. Le patient va plus ou moins bien suivre son traitement, en fonction notamment des informations qu’il possède sur sa maladie, de la manière dont il a intégré les prises de traitement dans sa vie quotidienne et du soutien dont il bénéficie.
• L’information du patient sur sa maladie est le premier pas pour mettre en place une bonne observance. Elle doit se faire en termes simples et compréhensibles et porter sur la pathologie, sur les bénéfices attendus, mais aussi les risques et effets secondaires du traitement.
• Elle doit se faire si possible auprès de la famille et de l’entourage afin de favoriser leur implication.

Que font les industriels ?
• Ils mettent au point certains dispositifs particuliers visant à maintenir la fidélité au traitement, tels que les bouchons compteurs, les dispositifs de rappel ou les piluliers électroniques.
• Ils établissent des partenariats avec des acteurs du numérique pour proposer des solutions innovantes, notamment un logiciel destiné aux diabétiques permettant de transmettre à leur médecin leur taux de glycémie et d’ajuster ainsi leur dose d’insuline.
• Ils multiplient les programmes(4) associant SMS de rappel, hotlines, programmes de motivation… qui sont évalués comme étant plus efficients.

(1) M. TIV et associés - Observance thérapeutique des patients diabétiques de type I. Etude ENTRED 2007-2010 - http://www.em-consulte.com/article/276834
(2) SCHEEN A.J., "Non-observance thérapeutique : causes, conséquences, solutions", revue médicale de Liège, 2010 - n°65, page 239
(3) Dr G. B., "Causes de non-observance thérapeutique" The Cochrane Library, 12 mai 2012
(4) Hylas Saunders et Hernandez-Millet, "Automated Phone and Mail Notices Increase Medication Adherence" Kaiser Permanente News Center