Essais cliniques : tous acteurs du progrès !

La mise au point d’un nouveau médicament dure 12 ans en moyenne. Sur environ 10 000 médicaments potentiels subissant tous les tests nécessaires, un seul sera disponible au final pour traiter des patients. Pour avoir le droit de figurer dans les tiroirs des pharmacies, un médicament doit subir trois grandes phases de tests :

  • Une première phase de tests destinée à bien connaître les propriétés du produit.
  • Une phase de tests dits de toxicologie – généralement réalisés sur l’animal –  permettant de connaître l’effet du produit sur un organisme vivant afin de pouvoir éliminer les substances qui seraient trop toxiques.
  • Une phase de tests chez l’homme - appelée essais cliniques –  afin de vérifier que le médicament est efficace et bien toléré chez un patient humain.

Un pour tous, tous pour un

La participation volontaire à un essai clinique est utile à tous.

« Qui dit son mot consent »

C’est votre médecin qui vous proposera d’entrer dans un essai clinique. Il est le seul à pouvoir déterminer si le patient répond ou non aux critères définis par la recherche (maladie, sexe, âge, antécédents…). Il ne peut en aucun cas vous inclure de lui-même dans un essai. Cette démarche volontaire est encadrée et doit respecter un déroulement bien précis.

  • Le médecin doit expliquer au patient l’essai auquel il lui propose de participer (modalités pratiques de déroulement, éventuelles contraintes et effets indésirables attendus).
  • Un document écrit, le formulaire d’information, est remis au patient et complète les explications du médecin.
  • Le consentement libre et éclairé du patient doit enfin être recueilli. La signature du formulaire de consentement atteste de la compréhension de l’engagement et de l’accord du patient à participer à l’essai. Rien ne peut être engagé avant cette étape. Attention, la signature de ce consentement n’a rien de définitif. Tout comme il est possible de refuser d’entrer dans un processus d’essai clinique, il est également possible d’y mettre fin soit à la demande du patient, soit à la demande du médecin.

Trois essais pour tout transformer

En fonction des maladies et des traitements testés, trois types d’essais peuvent être proposés :
- Les essais ouverts : dans ce cas, le patient et le médecin connaissent l’ensemble des médicaments utilisés.
- Les essais en double aveugle : là, ni le médecin, ni le personnel soignant, ni le patient ne savent quel produit est administré. Il peut s’agir du nouveau médicament, d’un médicament déjà utilisé dans le traitement de la même maladie ou encore d’un placebo (traitement d’apparence semblable mais sans aucun principe actif).
- Les essais contre placebo. Cette solution est utilisée dans deux cas :

  • lorsqu’il n’existe pas de traitement de référence. Le médicament est alors comparé à un produit qui a la même apparence mais qui ne contient pas la molécule testée (le placebo).
  • oui bien lorsqu’il s’agit de vérifier les bénéfices par rapport à un médicament déjà existant. Le test valide alors que le nouveau médicament a non seulement un effet supérieur à celui du médicament existant mais aussi à celui du placebo.

Phase fondamentale du développement d’un médicament, les essais cliniques sont indispensables pour « mettre au monde » des traitements à la fois sûrs et efficaces.