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Ebola, Zika, fièvre jaune : la menace du péril infectieux impose une mobilisation internationale

  • 18 05 17

Les Rencontres des Délégations francophones d’Afrique subsaharienne, organisées depuis dix-neuf ans par le Leem en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), se dérouleront le 21 mai à Genève, en amont de la 70e édition de l’Assemblée Mondiale de la Santé. Plus de 15 ministres de la Santé d’Afrique subsaharienne et près de 200 participants sont attendus pour cet événement unique où seront abordés les grands enjeux de santé internationaux.

Au programme de l’édition 2017, l’immense défi que représente le retour des maladies infectieuses. Quels sont les leviers d’action pour agir efficacement sur les facteurs d’émergence et de propagation des maladies infectieuses ?  Quelle prévention, quelle information auprès des populations concernées ? Quelle coopération internationale pour inverser les tendances observées ? Autant de questions qui seront abordées au cours de cette édition.

Les récentes pandémies des virus Ebola ou Zika, la réapparition de la fièvre jaune dans certains pays d’Afrique, la persistance du sida, du paludisme, de la tuberculose, l’inquiétante résistance aux antibiotiques invitent les acteurs de santé, les décideurs politiques mais aussi les représentants de la société civile, à mieux se préparer à la prise en charge de ces risques.

De la peste qui a décimé les populations, du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle, en passant par la grippe espagnole responsable entre 1918 et 1919 de 50 à 100 millions de morts, jusqu’au sida qui a fait à ce jour 36 millions de victimes, le genre humain a toujours été exposé au péril infectieux. Au cours des soixante dernières années, l’OMS a identifié 335 maladies infectieuses nouvelles ou ré-émergentes.

Au-delà des tragiques pertes humaines, les graves séquelles inhérentes aux épidémies (diminution de la fréquentation scolaire et de l’alphabétisation, impact négatif sur l’économie, baisse de la productivité...) peuvent se révéler particulièrement destructrices. En particulier pour les pays les plus vulnérables en termes de développement, dont les systèmes de santé souffrent d’une carence de veille sanitaire, d’une difficulté d’accès géographique aux soins, d’une pénurie des financements, d’un déficit de performance des administrations publiques et de failles récurrentes au niveau logistique (notamment en matière d’approvisionnement des vaccins).

Ces nouvelles menaces imposent une mobilisation sans précédent. La réponse aux épidémies doit être désormais multidisciplinaire, associant la microbiologie, l’épidémiologie, l’entomologie-paludologie, la vaccinologie, mais aussi l’anthropologie, la sociologie, la santé numérique et la logistique.

Une mobilisation qui s’articule également autour de la surveillance et de la prévention (identification des germes et leur degré de transmission), ainsi que la mise en place des infrastructures nécessaires pour anticiper les risques. Ce sont les piliers de la veille sanitaire. Une politique de prévention qui passera aussi bien par des mesures d’assainissement et d’hygiène que par la vaccination.

Les éditions 2015 et 2016 des Rencontres avaient montré combien la révolution numérique, au travers du développement de la e-santé et m-santé, était exemplaire en matière de coopération internationale au service des populations. Ces nouveaux périls infectieux impliquent plus que jamais une collaboration sans frontières entre acteurs de la santé mais aussi entre États, pilotée par l’OMS.

Si les  mesures  de  santé  publique  ont réduit  la  mortalité  des maladies  émergentes, la plupart des pays n’ont pas les moyens d’affronter seuls les pandémies : Ebola l’a ainsi récemment démontré.

Cela impose une collaboration sans faille, dès le déclenchement des opérations, entre les ministères, les équipes de soins dédiées et les structures comme OMS Afro, le bureau régional de l’Afrique, OMS Central ou les Équipes d’appui inter-pays (IST). Ces échanges permanents entre les différentes structures doivent permettre à terme une surveillance épidémiologique active, sensible et fiable, une diffusion rapide de l’information grâce à des réseaux d’alerte mondiaux performants et l’élaboration de plans d’action préétablis pour des interventions ciblées et des réponses thérapeutiques adaptées. « Il est aujourd’hui impératif de renforcer la coopération internationale et de mettre en œuvre des partenariats innovants » déclare Philippe Lamoureux, Directeur général du Leem.