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Pourquoi utiliser les nanotechnologies pour soigner ?

  • 20 01 15

A l’échelle « nano », c’est-à-dire à l’échelle du milliardième (10-9), les substances et les matériaux changent de propriétés. Ce sont ces nouvelles propriétés, révélées par la réduction d’échelle, qu’utilise la nanomédecine pour concevoir des traitements plus efficaces, au plus proche de la cible à traiter ou à détruire.
 

Les chiffres :

230 : c’est le nombre de  produits de santé humaine et vétérinaire constitués d’éléments « nano » dont :

  • 157 médicaments de médecine humaine
  • 8 médicaments de médecine vétérinaire
  • 65 dispositifs médicaux.

 
 
Etat des lieux :
L’application des nanotechnologies à la médecine permettra de :  

  • Fabriquer des nanovecteurs capables de « relarguer » la substance active du médicament dans les cellules à atteindre, notamment les cellules cancéreuses.
  • Renforcer la puissance de la radiothérapie sans attaquer les tissus sains.
  • Détecter  précocement, grâce à des nanopuces (*), les anomalies génétiques de très petits échantillons de cellules.
  • Concevoir des nanocomposés pour éviter les phénomènes de rejet de greffes ou pour reconstruire des tissus endommagés lors de fractures, restaurer le muscle cardiaque après un infarctus ou des tissus après un accident vasculaire cérébral.
  • En santé humaine, 35 médicaments constitués d’éléments « nano » ont une autorisation de mise sur le marché et 122 sont actuellement en développement clinique (dont 32% en phase II et 11% en phase III).
  • La grande majorité des produits (70) sont développés dans le domaine du cancer et plus spécifiquement, pour améliorer la délivrance des chimiothérapies et réduire leur toxicité.

 
Enjeux :

  • Dans la compétition pour l’innovation en médecine la France reste un acteur majeur.
  • Elle possède une recherche universitaire et académique de pointe concentrée autour de deux pôles de visibilité mondiale, Minatec (Grenoble) et l’Institut Galien (Chatenay-Malabry), concentrant la grande majorité des sociétés de nanomédecine en France. On en compte 30 en 2013 contre 12 en 2008, une augmentation de 150% en 5 ans.
  • La position française reste challengée : entre 2008 et 2013, l’Angleterre a augmenté de 211% le nombre d’entreprises de nanomédecine sur son territoire, passant de 9 à 28 ; l'Allemagne de 432%, passant de 19 à 101 entreprises, tandis que les Etats-Unis confortent leur leadership avec 145 entreprises aujourd’hui contre 45 il y a cinq ans.

 
Que font les industriels ?

  • Ils s’appuient sur les atouts français : la nanoélectronique et les systèmes de délivrance.
  • Ils recommandent de pérenniser les investissements publics et de multiplier les collaborations entre physiciens, biologistes, mathématiciens…
  • Ils cherchent à développer des partenariats avec ces sociétés.

 
 
(*) nanopuce : puce combinant informatique, cellules, gènes et protéines pour analyser des échantillons infimes d’ADN que les méthodes classiques ne permettent pas d’étudier.
 
Tous les chiffres de cette fiche sont extraits de l’Etude 2013 du Comité Biotechnologies du Leem « Applications des nanotechnologies à la médecine : compétitivité et attractivité de la France à l’horizon 2025 » disponible sur www.leem.org