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« Refaire de la France un pays d’accueil pour l’innovation thérapeutique »

  • 13 09 17

Extraits de l’interview de Patrick Errard, président du Leem, publiée dans le magazine EGORA le 11 septembre 2017.

« L’industrie pharmaceutique française sort nettement affaiblie de ces dernières années au cours desquelles nos entreprises ont été mises à contribution de manière tout à fait déraisonnable, supportant environ 50% des efforts de maîtrise des dépenses de santé alors que le médicament représente à peine plus de 15% de ces dépenses. »

« Cette situation découle d’une politique de régulation absurde. On sort notamment de trois années de régulation du médicament à 0% alors même que l’innovation est de retour. De plus, l’environnement réglementaire est soumis à une pression inflationniste retardant l’accès des patients aux nouveaux médicaments.  (…) La France est de moins en moins attractive pour des entreprises mondialisées. C’est d’autant plus regrettable que l’industrie pharmaceutique est l’une des branches industrielles les plus stratégiques du pays. »

« Il s’écoule en moyenne 400 jours entre une autorisation de mise sur le marché et la commercialisation au lieu des 180 jours requis par la réglementation européenne ! (…) Les patients en pâtissent (…) mais la Franc aussi sur le plan industriel car sur les 282 médicaments autorisés par l’agence européenne entre 2012 et 2016, hors génériques et biosimilaires, 21 seulement sont produits en France, alors que 86 le sont en Allemagne, 68 au Royaume-Uni et 39 en Irlande. »

« Il faut en finir avec ce cloisonnement des dépenses de santé et privilégier une approche plus globalisée où les réformes structurelles, organisationnelles prennent le pas sur une régulation purement comptable. (…) Amener tous les acteurs de santé, y compris les associations de patients, à réfléchir ensemble à l’optimisation du parcours de soins est le seul moyen de dégager les marges de manoeuvre nécessaires au financement de l’innovation qui va se poursuivre au cours des prochaines années, en oncologie notamment. »

« Le politique mais aussi la société civile doivent voir le médicament autrement, non plus comme une simple charge mais comme une solution capable de générer des économies, pour peu que les réformes structurelles qu’il induit soient menées. Autrement dit le juste prix de l’innovation ne peut être déterminé sans appréciation dans une logique d’efficience de l’ensemble du système de santé. »