PERFORMANCES ENVIRONNEMENTALES
soutenir et consolider les efforts en faveur de l'environnement

Les Entreprises du Médicament se sont engagées à limiter leurs impacts environnementaux tout au long du cycle de vie du médicament. Réduction des gaz à effet de serre, gestion des déchets, éco-conception des emballages, achats responsables… autant d’enjeux clés sur lesquels le Leem continue de les accompagner. Tout en réaffirmant leur mobilisation pour lutter contre le changement climatique et ses conséquences sur la santé à l’occasion de la COP 21.

Engagement 9
Tracer une feuille de route environnementale pour tout le secteur

Des objectifs précis

En matière environnementale, le secteur est engagé sur les objectifs suivants :

  • La lutte contre le changement climatique : gaz à effet de serre, transport des personnes et des marchandises, efficacité énergétique des bâtiments…
     
  • La réduction des déchets : collecte et traitement des déchets générés, dont les Déchets d’activités de soins à risques infectieux (Dasri), les Médicaments non utilisés (MNU), et réduction des déchets à la source grâce à l’éco-conception des emballages…
  • La préservation des ressources naturelles et de l’environnement : biodiversité, résidus de médicaments dans l’environnement…

Une démarche proactive dans la durée

Le Leem assure un rôle moteur dans le développement de programmes d’actions visant à limiter les impacts environnementaux tout au long du cycle du médicament :

  • Qualitativement : en impulsant des actions collectives mobilisatrices, en encourageant la généralisation des bonnes pratiques dans le secteur (sensibilisation, information) et en mettant en place des outils pour mutualiser les moyens et les compétences,
  • Quantitativement : en collectant des indicateurs chiffrés permettant d’évaluer la performance du secteur à court et long terme.

Engagement 10 
Renforcer la prise en compte des impacts environnementaux

Réaffirmer la mobilisation du secteur sur les enjeux climat et santé


COP21 : les engagements des industriels du... by LeemFrance

A l’occasion de la 21e conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), qui s’est tenue à Paris du 30 novembre au 12 décembre 2015, les industriels du médicament ont réaffirmé leur engagement à faire de la lutte contre le changement climatique et ses conséquences sur la santé leur combat.
Un enjeu majeur : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime en effet qu’entre 2030 et 2050, le changement climatique pourrait engendrer 250 000 décès supplémentaires par an.
Les facteurs climatiques, couplés aux enjeux démographiques et aux effets néfastes de l’activité humaine tels que la déforestation ou l’urbanisation non maîtrisée, contribuent à l’augmentation du risque de développement de pathologies infectieuses et de maladies liées à la qualité de l’air et de l’eau.

Les Entreprises du Médicament mènent ce combat contre le réchauffement climatique et ses conséquences sur la santé sur deux axes :

• Agir sur les causes en poursuivant leurs efforts au quotidien pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation énergétique à chaque étape de leur activité. A cet effet, une nouvelle version de l’outil CarboneEM® a été mise à leur disposition en décembre 2015. Spécifiquement développée pour le secteur en 2011, cette méthodologie leur offre la possibilité de réaliser leur bilan des émissions de gaz à effet de serre réglementaire (article 75 de la loi Grenelle II).

• Agir sur les conséquences en apportant leur expertise grâce à la recherche et au développement de solutions et de traitements : 104 molécules et vaccins sont actuellement en cours de développement contre les maladies tropicales (dengue, malaria, chikungunya, Ebola…).
 

Encourager l’éco-conception

Initiée en 2009, la collaboration avec Adelphe (société en charge du dispositif national de tri et recyclage des emballages ménagers) se poursuit pour promouvoir l’éco-conception des emballages.

En juin 2015, une session de formation à l’éco-conception des emballages dédiée aux Entreprises du Médicament adhérentes a été organisée par Adelphe. Une douzaine de responsables « Emballage/Packaging » ont été sensibilisés aux fondamentaux de la démarche et aux bonnes pratiques métier autour de cas concrets. Les participants se sont dits convaincus de l’opportunité que représente cette approche pour leur secteur d’activité. 

Les entreprises désireuses de mener un projet d’éco-conception ont toujours la possibilité de consulter le guide pratique co-édité par le Leem et Adelphe en 2013.

Faciliter le recyclage

Le déploiement de la signalétique commune Info-tri Médicaments, créée en 2012 par le Leem, Cyclamed (éco-organisme de récupération et de valorisation des médicaments non utilisés) et Adelphe et destinée à guider les consommateurs/patients dans le recyclage des médicaments, s’est intensifié.

Soucieux de délivrer une information claire et détaillée aux patients pour les aider à améliorer leur geste de tri, le Leem a invité les entreprises adhérentes à faire figurer cette signalétique sur les notices et les étuis des médicaments. En 2015, 27 d’entre elles ont fait la démarche volontaire de l’apposer.
 

Organiser la collecte et l'élimination des déchets

Deux éco-organismes sont en charge de la collecte et du traitement des déchets spécifiques à l’industrie pharmaceutique :

•  Cyclamed est en charge exclusivement de la collecte et du traitement des Médicaments Non Utilisés (MNU), à usage humain, périmés ou non rapportés par les ménages en pharmacie.

En 2015, 12 108 tonnes de MNU ont été collectées par l’éco-organisme et ont été valorisés énergétiquement dans des centres répondant à des exigences environnementales spécifiques. L’énergie dégagée, sous forme de vapeur et d’électricité, a permis de chauffer et d’éclairer l’équivalent de 7 000 logements pendant l’année.

Depuis février 2015, un nouveau contenant en carton sécurisé est utilisé dans les officines. Il assure le transport des déchets jusqu’au centre de traitement et renforce la sécurité du personnel officinal et des grossistes répartiteurs, notamment en cas de présence de déchets possiblement dangereux dans ces contenants.

Pour inciter au geste éco-citoyen du retour des MNU à la pharmacie et amplifier l’acquisition du « réflexe Cyclamed », des actions de communication ont été menées vers le grand public et les professionnels de santé : deux spots portant la signature « Les médicaments sont utiles, ne les rendons pas nuisibles » ont été diffusés à la télé au début de l’année et une application mobile gratuite a été lancée en octobre. Baptisée «  Mon armoire à pharmacie », elle permet aux patients et à leurs aidants de disposer de toutes les informations utiles sur l’organisation, la gestion et le tri de leurs MNU (alertes automatiques liées aux dates de péremption et aux messages sanitaires, géolocalisation de la pharmacie la plus proche, etc.).

En décembre, l’association Cyclamed a vu son agrément auprès des pouvoirs publics renouvelé pour la période 2016-2021.

DASTRI gère les déchets d’activités de soins à risque infectieux (DASRI) des patients en auto-traitement (PAT), soit les produits piquants, coupants et tranchants (seringues et aiguilles).

Après plus de deux ans et demi d’existence et une année complète de fonctionnement (la mise en œuvre opérationnelle s’est achevée à l’été 2014), DASTRI affiche un bilan très positif : 771 tonnes de DASRI-PAT ont été collectées en 2015, ce qui représente 67 % du gisement sur l’année – un taux exceptionnel au regard du délai de mise en place de la filière puisque l’objectif (60 % à fin 2016) est atteint avant la date butoir. L’éco-organisme a déjà distribué plus de 4,5 millions de boîtes à aiguilles et compte plus de 14 500 points de collecte, essentiellement des pharmacies d’officine (92 %), géolocalisables sur dastri.fr.

Pour encourager les patients à adopter la boîte à aiguilles DASTRI, une campagne de communication (affichage, radio, Web) a été menée en novembre 2015. Et de nombreuses actions de terrain sont organisées avec les acteurs locaux (collectivités territoriales et associations de patients) sur les territoires devant progresser en termes de collecte des DASRI.

L’élaboration du futur cahier des charges d’agrément 2017-2022 de DASTRI a été amorcée fin 2015 en collaboration avec les pouvoirs publics et les parties prenantes concernées.
 

Prendre  en compte  les résidus de médicaments dans l’eau

Le Leem s’implique activement sur cette question :

Au niveau national, il contribue, aux côtés des ministères du Développement durable et de la Santé, à l’élaboration des différents plans gouvernementaux abordant cette problématique. En 2015, il a notamment participé au suivi du troisième Plan national santé environnement (PNSE 3) 2015-2019, à la clôture du Plan national sur les résidus de médicaments dans l’environnement, et à la préparation du futur Plan micropolluants.

A l’échelle européenne, il soutient la mise en place du modèle Eco-Pharmaco-Stewardship (EPS), un programme visant à traiter les questions environnementales de façon globale tout en maintenant l’accès de patients aux médicaments.

Comprendre les enjeux de la biodiversité

Tout en s'engageant en faveur de la défense de la biodiversité, le Leem veille à promouvoir l'équilibre de cette protection avec l'accès aux ressources naturelles, indispensables à la fabrication des médicaments. Il suit de près la mise en place en France d'un régime d'APA (Accès et Partage des Avantages) et est porteur de propositions.
Ce dispositif, prévu par le protocole de Nagoya – entré en vigueur le 12 octobre 2014 – est un des chantiers prioritaires du projet de loi national relatif à la biodiversité, en cours d’adoption. La vigilance et la prise de position s’effectuent également à l’échelle européenne via l’EFPIA.

Encourager les achats responsables

Le Leem œuvre sur deux fronts :

Opérationnel, avec la mise à disposition pour ses adhérents d’outils, notamment un socle commun de questions RSE à destination des fournisseurs, à intégrer aux appels d’offres.

Stratégique, avec la mise en chantier d’une réflexion pour identifier les enjeux en matière de RSE entre les Entreprises du Médicament et les établissements de santé.
 

NOS AXES DE PROGRES

En 2016, ces engagements sont réaffirmés et renforcés :

• Déploiement des engagements environnementaux définis dans la nouvelle Convention, qui devrait être signée avec les pouvoirs publics en 2016

• Renforcement des actions collectives pour améliorer la prise en compte de la thématique des résidus de médicaments dans l’eau : suivi des différents plans français, suivi des textes européens, participation à des manifestations scientifiques sur le sujet, soutien au déploiement et à l’appropriation par les Entreprises du Médicament du modèle européen Eco-Pharmaco-Stewardship

• Suivi de la transposition en droit français du protocole de Nagoya sur l’accès et le partage des avantages associés à l’utilisation de la biodiversité au niveau français et européen

• Poursuite du déploiement de la signalétique Info-tri Médicaments et du soutien aux actions et communications des éco-organismes pour améliorer le geste de tri

• Renforcement des travaux entamés en matière d’achats responsables : création d’un groupe de travail pour identifier des enjeux communs aux Entreprises du Médicament et aux établissements de santé