Progrès thérapeutique

Comment vont les Français ?

L’espérance de vie des Français continue d'augmenter régulièrement.Le médicament joue un rôle appréciable dans ces gains. Il agit sur deux fronts : préventivement,avec le développement de vaccins contre des maladies (rougeole, variole, diphtérie, tuberculose, tétanos...) qui décimaient des populations entières ; et curativement, en prenant de mieux en mieux en charge des maladies réputées inguérissables telles que les cancers du côlon, du sein, du larynx...

Les plans de santé publique favorisent-ils la recherche et le progrès thérapeutique ?

Les plans de santé publique, et notamment, les plans nationaux – Plan cancer, Plan maladies rares, Plan Alzheimer, Plan AVC, Plan Hépatite B, VIH… – concentrent, organisent et soutiennent les initiatives de tous les acteurs concernés par ces pathologies. Objectifs : accélérer le diagnostic et   la recherche, mais aussi accompagner les malades et leur entourage. Ils participent à la mise en place de véritables filières.

Le progrès thérapeutique est-il en panne ?

Contrairement aux idées reçues, le progrès thérapeutique n’est pas en panne : après une période de creux dans les années 2005-2010, l’innovation repart à la hausse et se poursuit à un rythme soutenu.   49 nouveaux médicaments3 ont été autorisés par la Commission européenne pour la seule année 2013. C’est beaucoup pour un secteur opérant dans un domaine aussi complexe et ancré dans la recherche fondamentale que celui des sciences de la vie.

Les partenariats sont-ils décisifs pour favoriser la R&D de nouveaux médicaments ?

Tous les progrès accomplis révèlent une biologie d’un très haut degré de complexité que personne n’aurait pu imaginer il y a encore quelques années.   Le modèle d’innovation en santé a changé et passe par le partage des savoirs et la multiplication des collaborations.   C’est pourquoi les industriels mettent l’accent sur la mise en place de partenariats public-privé (PPP), clés de l’innovation en santé.

À quoi servent les « omiques » et toutes les data qu’elles génèrent ?

Les technologies dites « omiques », telles que la génomique, la protéomique et le séquençage de l’ADN à grande échelle sont apparues parallèlement au développement du projet Génome Humain dans les années 1990. On assiste actuellement à une explosion du volume de données par patient liée à deux innovations : la biologie moléculaire ainsi que les objetsconnectés( multiplication de capteurs générant de nombreuses données).   Cette explosion des données entraîne une reconfiguration du modèle de recherche de l’industrie pharmaceutique.

Les médicaments font-ils reculer les maladies ?

Ces cinquante dernières années, la recherche pharmaceutique a produit plus de médicaments et de vaccins que n’en avaient vu naître les années et siècles précédents.   Ils ont permis de mieux lutter contre les cancers, le sida, l’hépatite C, la dépression, la tuberculose, le diabète, l’hypertension artérielle, l’ulcère…   Cet élan se poursuit avec la mise au point de médicaments plus adaptés au profil génétique des malades.

Comment favoriser l’innovation pour les patients ?

La baisse de productivité de l’investissement pharmaceutique en R&D ne peut trouver de solution qu’en multipliant les innovations de rupture engendrées par la convergence de nouvelles technologies exploratoires, l’extraordinaire accumulation de données et par le développement fulgurant des réseaux et de la connectivité.   Ces innovations, qui constitueront les solutions de santé demain, doivent aussi bénéficier d’une reconnaissance adaptée permettant aux patients un accès sûr et rapide.

Les cellules souches sont-elles indispensables au progrès thérapeutique ?

Ce qui n’était qu’une hypothèse de travail en 2004 s’est progressivement muée en évidence pour les chercheurs et les industriels : les cellules souches pluripotentes, embryonnaires ou induites par reprogrammation génétique (les cellules iPS) constituent l’un des outils innovants de l’industrie de la santé au XXIe siècle.   Ces cellules ouvrent en effet de vastes perspectives en termes de compréhension des pathologies, de  toxicologie prédictive et de mise au point de nouveaux médicaments.