Les médicaments de demain

Pourquoi utiliser les nanotechnologies pour soigner ?

A l’échelle « nano », c’est-à-dire à l’échelle du milliardième (10-9), les substances et les matériaux changent de propriétés. Ce sont ces nouvelles propriétés, révélées par la réduction d’échelle, qu’utilise la nanomédecine pour concevoir des traitements plus efficaces, au plus proche de la cible à traiter ou à détruire.  

À quoi servent les « omiques » et toutes les data qu’elles génèrent ?

Les technologies dites « omiques », telles que la génomique, la protéomique et le séquençage de l’ADN à grande échelle sont apparues parallèlement au développement du projet Génome Humain dans les années 1990. On assiste actuellement à une explosion du volume de données par patient liée à deux innovations : la biologie moléculaire ainsi que les objetsconnectés( multiplication de capteurs générant de nombreuses données).   Cette explosion des données entraîne une reconfiguration du modèle de recherche de l’industrie pharmaceutique.

La médecine régénératrice est-elle en marche ?

Le terme de « médecine régénératrice » recouvre un domaine thérapeutique relativement ancien qui consiste à utiliser des produits biologiques, et notamment des cellules de donneurs adultes, pour reconstruire des tissus et des organes. Aujourd’hui, la recherche se concentre sur les lignées de cellules souches.   Les prochaines années verront l’avènement d’une nouvelle forme de médecine régénératrice fondée sur des banques de lignées caractérisées et des technologies de production d’échelle industrielle, dont le développement reste à réaliser.

La France est-elle bien placée dans le domaine de l’immunothérapie ?

L’immunothérapie apparaît comme une voie de recherche prometteuse, car elle aborde avec de nouvelles approches des maladies fréquentes et répandues : cancer maladies chroniques (polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn, diabète).   L’expertise française en immunothérapie est historiquement    forte      mais gagnerait à être renforcée dans certaines approches à fort potentiel d’innovation (immunothérapies cellulaires, immunomodulateurs…).

Pilules, comprimés, sirops, gélules, collyres… pourquoi y a-t-il autant de formes pharmaceutiques différentes ?

La galénique, qui est l’art de « mettre en forme » la substance active du médicament, permet de proposer aux malades des médicaments adaptés à leurs maladies, leurs âges, leurs besoins et leurs goûts.   Les industriels s’ingénient à trouver des formes différentes (comprimés, collyres, gels, gouttes, patchs, sprays…) permettant de garantir le confort du patient mais aussi la qualité et l’efficacité de son traitement.

Les cellules souches sont-elles indispensables au progrès thérapeutique ?

Ce qui n’était qu’une hypothèse de travail en 2004 s’est progressivement muée en évidence pour les chercheurs et les industriels : les cellules souches pluripotentes, embryonnaires ou induites par reprogrammation génétique (les cellules iPS) constituent l’un des outils innovants de l’industrie de la santé au XXIe siècle.   Ces cellules ouvrent en effet de vastes perspectives en termes de compréhension des pathologies, de  toxicologie prédictive et de mise au point de nouveaux médicaments.

Les biotechnologies, clés du développement économique de l’industrie du médicament ?

Les industriels du médicament font de plus en plus souvent appel aux biotechnologies pour découvrir, tester et produire de nouveaux traitements (vaccins, protéines recombinantes, anticorps monoclonaux…), mais aussi pour identifier et comprendre les causes des maladies.   La présence d’un tissu de jeunes entreprises de biotechnologies est donc source d’innovations majeures, et son renforcement un axe stratégique des industriels de santé.

Les nouveaux médicaments seront-ils tous issus du vivant ?

Les médicaments issus du vivant, aussi appelés biomédicaments, sont fabriqués à partir de principes actifs  d’extraction  humaine, végétale ou virale, reproduits en grande quantité par cultures en laboratoire.   Ils recréent les effets des molécules constitutives de notre propre organisme (protéines, enzymes...) et permettent ainsi de soigner de façon plus ciblée.