Demain, tous centenaires ?
Il s'agit d'explorer les voies d'amélioration des capacités physiques et cognitives de l'espèce humaine.
Dans un premier temps, pour ces acteurs, il faut généraliser les dépistages génétiques, le suivi continu de la condition de santé de chacun (capteurs, nutrigénomique...) et instaurer, en matière de financement, la mise en place de politiques autoritaires d'incitation ou de contrôles systématiques pour le respect de comportements santé "sans risque".
L'un des points importants est que la frontière entre les solutions thérapeutiques de réparation, de restauration (de certains organes notamment) et celles "d'augmentation" devient floue grâce aux progrès thérapeutiques potentiels.
L'échange standard d'organes détériorés ou usés par des organes neufs issus de cultures cellulaires (réalisées à partir de prélèvements sur le patient) est une voie prometteuse pour prolonger la durée de vie en bonne santé.
Ces techniques sont dans le prolongement naturel de la médecine qui soigne et tente de guérir, mais également des outils possibles du transhumanisme.
Certains géants du numérique investissent de façon spectaculaire le champ du transhumanisme et des nouvelles technologies, incarnant cette volonté d'améliorer l'espèce humaine.
Ces acteurs, qui contrôlent déjà nos messages et transferts d'informations afin de les analyser, sont bien placés pour assurer le suivi de la santé de chacun et ainsi devenir incontournables.
Les enjeux associés à cette vision disruptive et peu généralisable sont connus : risque d'inégalités extrêmes, dépendance au seul secteur privé organisé en quasi-monopole, risque de marchandisation de tout (corps humain, procréation, durée de vie...), d'extension du copyright à tous les aspects de la vie.
Demain, tous sous surveillance ?
"Il existe déjà des implants sous-cutanés de microprocesseurs pour stocker toutes nos informations de carte Vitale, d’historique d'analyses biologiques, de maladies et de leurs divers traitements ; ces implants enregistrent en plus par WiFi les données actualisées de microsondes de température corporelle, de pouls cardiaque, de tension, de dosage de sucres diabétiques, de cholestorélémie, de différents composants, de bonne prise de médicaments, de positions...
Ces implants peuvent être mis en relation avec un centre de santé prêt à intervenir dans les plus brefs délais.
La personne âgée ou en longue maladie est d’une part suivie en permanence et d’autre part peut rester seule sans la surveillance de sa famille ou d’amis."
Une expression citoyenne, extrait d'Agoravox, 7 février 2018.
Les investissements santé des Gafam : petit tour d'horizon
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Santé 2030 - Partie 1
Sources et intégralité de l'étude disponible sur notre site